Mercredi 28 juillet 2010
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Elle a le regard ahuri et rustre des jours mauvais. Je me dévisage,
tord mes joues, émet un bruit de mastication. J'ouvre la bouche en grand, l'inspecte.
DISTANCE ! Distance, aide moi !
Elle est laide ce matin.
Hier soir, elle brillai d'intention, elle avait ces air rusée qu'elle a
de temps en temp.
Si je la regardais longtemps, je ne la reconnaissais plus, tant elle
était habitée de ce regard noir et fugitif qui semblait avoir été volé au non-temps.
Elle n'avait pas peur hier, elle s'aimait bien.
Au delà de son reflet elle savait, elle avait de quoi se
protéger.
Aujourd'hui elle a la gueule d'un animal. Elle se morfond, et injurie
le pitoyable.
Je fixe la pupille noir de mes yeux porcin. Elle est là. Elle. Je ne
peut plus détacher mes yeux des siens. J'essaie en vain de cerner un souvenir invisible.
Elle fronce les sourcils, ma pupille s'agrandit.
On ne distingue plus aucun traits, non. Il n'y que ces deux point noir,
en face, qui me fixent. J'arrose d'un jet d'eau le miroir sale.
A présent elle paraît empreinte d'une tristesse profonde. Les joues lui
tombe. Ses sourcils ne sont plus joint. Elle fait pitié a voir. Elle n'a plus le fier regard qu'elle portait hier.
Par dessus don orgueil, cette espèce de marque du temps, du sommeil,
d'un effort latent. Et demain alors, qu'est-ce qu'il se passera demain?
En attendant le temps passe, le temps passe derrière son corps frêle.
Quand elle se retournera ce sera fini. Elle ne se sera pas trouvée.
Elle se tourne, respire lentement et avec
effort.
Elle recouvre son corps nu, d'un grand drap. Elle a froid, elle a peur
du jour qui commence. Drapée, sur le coin du canapé, elle se recroqueville, ferme les yeux et se souvient...
De l'autre. De celle qui est fière.
J.